ELYZE 2022, l'appli qui fait parler d'elle
- Landes Tous Solidaires

- 20 janv. 2022
- 2 min de lecture
L'appli ELYZE, élaborée par deux jeunes de 19 et 22 ans, s'est fixée pour mission d'inciter les jeunes à aller voter et mieux cibler le candidat qui représente leurs valeurs. Lancée début janvier, ELYZE compte, à ce jour, plus d'1 million de téléchargements et intéresse le grand public.

Si cette campagne ne laisse visiblement pas indifférent, le choix envers un candidat semble plus difficile à faire. Comment vraiment les distinguer par thématiques ?
ELYZE met en avant, toutes thématiques confondues, un panel de propositions faites par les divers candidats, dont les noms ne sont pas mentionnés. Le principe est séduisant puisqu'il permet de laisser parler les aspirations de chacun, à l'écart de tout mode d'influence.
Toutefois l'appli est assez rapidement tombée sous le feu des critiques, car ce Tinder de la politique, à la fois ludique, citoyen et à volonté civique, interroge. L'appli souffrirait, en effet, de nombreux bugs et d'un manque de sécurité, notamment concernant celle protégeant nos données. Comment fonctionne t-elle et qu'en est-il vraiment ?
Selon le site iGeneration, " Même si le concept a immédiatement trouvé son public (l'appli est actuellement deuxième dans le classement des apps gratuites de l'App Store), quelques soucis techniques ont vite pointé le bout du nez. Si les premières versions de logiciels peuvent s'accommoder de bugs, ils peuvent s'avérer très problématiques dans une application à portée politique."...
Interrogé par l'AFP (Agence France Presse), sur la possible porosité des données, l'un des co-créateurs de l'application affirme qu'aucune donnée n'est transmise. Tout reste anonyme.
Néanmoins leurs créateurs ont visiblement été dépassés par le succès de leur application et reconnaissent la nécessité de l'améliorer en s'appuyant sur les remontées qui ont été faites dans le cadre de son utilisation"Nous avons conçu cette application en imaginant qu’elle serait téléchargée par 20 000 personnes, pas 1,2 million. Nous avons été dépassés. ... Nous comprenons parfaitement que notre projet puisse faire débat."
Fidèle à ses obligations, la CNIL va vérifier si l’application est en conformité avec la RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données ) et fera « usage de ses pouvoirs répressifs » en cas de non respect des règles." Grégoire et François, créateurs de l'application, affirment, quant à eux, ne pas vouloir vendre les données recueillies et souhaitent même travailler avec des instituts de sondages.
Source : AFP (Agence France Presse), iGeneration, le Parisien.




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